On a applaudi à un certain retour sur la scène des espaces publics de notre police nationale dont nous avons, il faut bien le dire, ressenti cruellement l'absence aux heures incertaines de la révolution. Il y a eu, on s'en souvient, une phase d'éclipse dans les premières heures qui ont suivi le 14 janvier, ce qui a amené l'Armée nationale, épaulée par les citoyens, à prendre en main la situation sécuritaire du pays. Puis, dans une deuxième phase, la police est revenue et a renforcé le dispositif existant aux côtés des militaires. Mais une certaine réticence se laissait deviner, entretenue sans doute par un malaise au sein de l'administration du ministère de tutelle. Puis, dans une troisième phase, on a vu un retour à la normale : les contrôles de papier, les contraventions en cas de feu grillé ou d'utilisation du téléphone portable au volant... Bref, la routine, mais avec ce message, qui est le bienvenu, que l'état de droit n'est pas un vain mot dans ce pays qui est le nôtre...
Tout va très bien dans le meilleur des mondes, pourrait-on dire. Oui ! Sauf qu'il y a des scènes qui appartiennent à la période ancienne que l'on aimerait ne plus voir. Par exemple, les voitures de police qui, sans raison apparente, passent au feu rouge... N'est-il pas vrai que cela est d'un mauvais effet évident et jette comme une ombre sur les acquis de notre révolution ? Ou ces comportements qui relèvent d'une certaine forme d'arrogance dans la façon de traiter les citoyens... De grâce, ne détruisons pas la fête citoyenne !
Auteur : R.S.
Ajouté le : 14-04-2011
jeudi 14 avril 2011
mercredi 13 avril 2011
Conférence de presse de M. José Manuel Barroso - « L’immigration illégale est un obstacle au partenariat »
Le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, a donné hier après-midi une conférence de presse au siège de la Délégation de l’Union européenne. Auparavant, il avait eu des entretiens avec notamment le président de la République intérimaire et le Premier ministre ainsi qu’avec des représentants de la société civile et, précisera-t-il, le président de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique…
«J’éprouve beaucoup de confiance à l’égard de la transition démocratique en Tunisie, dira le président de la Commission européenne en guise d’introduction… Ce qui peut se passer ici a une importance cruciale pour le monde arabe et pour le monde tout court…»
M. Barroso a évoqué le «partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée» et a fait part de la disposition de l’Europe à être aux côtés de la Tunisie dans son effort en vue de consacrer la liberté, mais aussi la justice sociale.
La question de l’immigration «irrégulière» devait cependant occuper une place importante sous l’insistance des questions posées par les journalistes. M. Barroso a fait valoir à ce sujet que l’immigration illégale ne pouvait pas constituer une base en vue d’un partenariat que l’Europe avait la volonté d’élargir et de renforcer : «L’immigration illégale est associée à toutes sortes de réseaux, dont certains qui sont criminels…» De plus, dira-t-il, il est dans l’intérêt de la Tunisie que les jeunes, qui ont reçu une formation, profitent au développement économique et social de leur pays.
Bien entendu, ce thème a été discuté par les responsables tunisiens : «Nous avons demandé à nos amis tunisiens d’éviter que se produisent ces afflux qui constituent un problème.» Pour le président de la Commission européenne, la résolution de ce problème «est essentielle pour développer les rapports de partenariat». Mais il rappelle qu’il a toujours plaidé pour une politique d’immigration commune, légale celle-là, et que le Traité de Lisbonne le permet… Bien sûr, cela dépend des bonnes dispositions des pays membres !
Entre-temps, la demande a été formulée aux autorités tunisiennes de prendre leurs responsabilités par rapport aux immigrés qui sont en situation irrégulière, arguant que c’est «une perte pour le pays» et que «cette voie n’est pas la bonne».
La voie qui est la bonne, suggère M. Barroso, est celle du développement des échanges économiques. Il évoque à ce propos l’ouverture du marché européen à de nouveaux produits, l’augmentation de l’aide directe (de 140 millions d’euros) ainsi que celle du crédit. L’idée est aussi d’encourager les investisseurs européens à ne pas attendre davantage pour s’engager, le climat du pays ne justifiant pas cet excès de prudence. Idem pour le tourisme, qui souffre : «Ce n’est pas justifié !»… La stabilité dont jouit désormais la Tunisie, fera-t-il remarquer, n’est pas tributaire d’une dictature, qui peut chuter du jour au lendemain : elle s’appuie désormais sur la démocratie et, à ce titre, elle est plus durable.
Enfin, le président de la Commission européenne a indiqué que, même si ce n’est pas pour demain, il était possible de commencer à travailler en vue d’un espace euroméditerranéen intégré et que la Tunisie serait, de ce point de vue, à l’avant-garde.
Auteur : Raouf SEDDIK
Ajouté le : 13-04-2011
«J’éprouve beaucoup de confiance à l’égard de la transition démocratique en Tunisie, dira le président de la Commission européenne en guise d’introduction… Ce qui peut se passer ici a une importance cruciale pour le monde arabe et pour le monde tout court…»
M. Barroso a évoqué le «partenariat pour la démocratie et la prospérité partagée» et a fait part de la disposition de l’Europe à être aux côtés de la Tunisie dans son effort en vue de consacrer la liberté, mais aussi la justice sociale.
La question de l’immigration «irrégulière» devait cependant occuper une place importante sous l’insistance des questions posées par les journalistes. M. Barroso a fait valoir à ce sujet que l’immigration illégale ne pouvait pas constituer une base en vue d’un partenariat que l’Europe avait la volonté d’élargir et de renforcer : «L’immigration illégale est associée à toutes sortes de réseaux, dont certains qui sont criminels…» De plus, dira-t-il, il est dans l’intérêt de la Tunisie que les jeunes, qui ont reçu une formation, profitent au développement économique et social de leur pays.
Bien entendu, ce thème a été discuté par les responsables tunisiens : «Nous avons demandé à nos amis tunisiens d’éviter que se produisent ces afflux qui constituent un problème.» Pour le président de la Commission européenne, la résolution de ce problème «est essentielle pour développer les rapports de partenariat». Mais il rappelle qu’il a toujours plaidé pour une politique d’immigration commune, légale celle-là, et que le Traité de Lisbonne le permet… Bien sûr, cela dépend des bonnes dispositions des pays membres !
Entre-temps, la demande a été formulée aux autorités tunisiennes de prendre leurs responsabilités par rapport aux immigrés qui sont en situation irrégulière, arguant que c’est «une perte pour le pays» et que «cette voie n’est pas la bonne».
La voie qui est la bonne, suggère M. Barroso, est celle du développement des échanges économiques. Il évoque à ce propos l’ouverture du marché européen à de nouveaux produits, l’augmentation de l’aide directe (de 140 millions d’euros) ainsi que celle du crédit. L’idée est aussi d’encourager les investisseurs européens à ne pas attendre davantage pour s’engager, le climat du pays ne justifiant pas cet excès de prudence. Idem pour le tourisme, qui souffre : «Ce n’est pas justifié !»… La stabilité dont jouit désormais la Tunisie, fera-t-il remarquer, n’est pas tributaire d’une dictature, qui peut chuter du jour au lendemain : elle s’appuie désormais sur la démocratie et, à ce titre, elle est plus durable.
Enfin, le président de la Commission européenne a indiqué que, même si ce n’est pas pour demain, il était possible de commencer à travailler en vue d’un espace euroméditerranéen intégré et que la Tunisie serait, de ce point de vue, à l’avant-garde.
Auteur : Raouf SEDDIK
Ajouté le : 13-04-2011
lundi 11 avril 2011
Commentaire - La valse de l’islamisme démocratique
Cela fait déjà quelque temps que les observateurs politiques s’interrogent sur la nature précise du discours du parti Ennahdha. Selon qu’il s’agit de l’un ou l’autre de ses représentants, l’impression ressentie n’est pas toujours la même. Or on peut soupçonner ce parti de pratiquer une forme de duplicité de langage. Mais on peut aussi considérer qu’ étant donné la diversité intellectuelle et culturelle de sa base potentielle, ce parti peut difficilement échapper à la nécessité d’une certaine diversification de son discours. On peut aussi, dans le même esprit, considérer que cela est de bonne guerre de faire ainsi preuve de souplesse rhétorique pour, si l’on comprend bien, prévenir la levée de boucliers de la part de l’élite moderniste tout en préservant les conditions psychologiques de l’adhésion d’une catégorie de la population qui, dans l’état actuel des choses en tout cas, est plutôt anti-moderniste. Une telle attitude est même très utile, jugera-t-on, en ce qu’elle évite que les éléments les plus fragiles parmi les sympathisants soient récupérés par des mouvements plus ou moins incontrôlables, qui les accueilleront dans leur giron et les utiliseront pour augmenter grâce à eux leur pouvoir de nuisance. En leur offrant une structure d’encadrement, on les préserve d’un tel risque et on les maintient dans un espace où l’échange demeure possible en vue d’une évolution intellectuelle salutaire. Et, bien sûr, cela suppose que l’on développe dans la façon de leur parler un discours qui corresponde dans une certaine mesure à leurs attentes ou qui, du moins, ne rompe pas de façon trop tranchée avec des positions en principe radicalistes : cela relève des «contorsions» auxquelles le travail politique peut avoir à se soumettre dans certaines circonstances.
Le problème est que, à supposer que l’on soit effectivement en présence de «contorsions» rhétoriques, ces dernières ne sont pas sans risques. Risques de complaisance, par exemple, à l’égard de certains agissements. C’est ce risque qui est dans les esprits en ce moment chez des acteurs politiques qui, jusque-là, observaient à l’égard du parti Ennahdha une sorte de bienveillante neutralité.
A force de vouloir ménager sa base, on finit donc par jeter le trouble et, d’une façon générale, on donne raison à ceux qui cultivent le soupçon selon lequel il y a comme une sorte de fourberie dans la démarche de ce parti. On observe en tout cas que certains partis dits «démocratiques» prennent assez franchement leurs distances à l’égard de ce parti religieux, dont ils n’hésitaient pas à rappeler, il y a peu, qu’ils l’avaient soutenu dans la période sombre de la dictature. De leur point de vue, une certaine timidité dans la façon de se démarquer du phénomène de violence observée chez certains islamistes ne peut être interprétée que de ces deux manières : soit qu’il s’agisse d’une faiblesse politique, une incapacité à assumer dans les moments plus ou moins critiques des choix démocratiques pourtant revendiqués et affichés, soit qu’il s’agisse d’une manœuvre électoraliste qui sait faire taire les exigences de l’esprit démocratique dès lors qu’il est question de s’assurer le maximum de voix pour le jour J… Soit qu’il s’agisse des deux en même temps !
Mais il faut que le parti Ennahdha sache que la parade contre une telle dérive existe. Si, par mauvais calcul, il cède sur le terrain d’un islamisme qui investit courageusement l’option démocratique et qui est prêt à y apporter sa contribution positive, les partis «démocratiques» sont prêts à occuper le terrain et à répondre à tous ceux, parmi nos concitoyens, qui éprouvent le besoin d’affirmer leur héritage islamique sans être disposés à transiger avec les exigences démocratiques. Si l’on en juge par le seul signe de la femme qui porte le voile, il est avéré qu’elles sont présentes dans ces partis-là et que, si cette présence de la sensibilité religieuse existe, elle peut aussi se renforcer dans la période à venir.
Il est certain, toutefois — et il s’agit de ne pas l’oublier — que le parti islamiste doit avoir le souci de marquer sa différence par rapport à ses tentations extrémistes dans un langage qui lui soit propre. Il ne faut pas attendre de lui qu’il condamne les extrémistes dans ses rangs ou en dehors de ses rangs en puisant dans les arguments de la rhétorique existante et qui est d’inspiration laïque ou ultra-laïque. Il est clair que, en tant que mouvement qui se réclame d’une pensée religieuse, et dans la mesure où il y a pour lui une obligation d’être cohérent avec certaines valeurs qui prennent racine dans la prédication islamique, le parti Ennahdha ne peut pas se contenter de pratiquer une politique de condamnation et d’exclusion bruyante. La porte doit, dans cet esprit, rester ouverte pour tous ceux qui seraient disposés à reconsidérer leurs choix et leur conduite politique. Et cela, on peut le comprendre, dicte une approche douce…
Douce, mais ferme ! Or la fermeté est-elle réellement au rendez-vous ? Nous revenons ici au risque évoqué : n’est-il pas possible que, au nom de la nécessaire douceur de l’approche dans la façon de traiter avec les manifestations de l’extrémisme, l’on glisse insensiblement dans une complaisance, puis dans des calculs politiques qui encouragent cette complaisance au point d’en faire une donnée essentielle dans le cadre d’une stratégie de conquête du pouvoir?… Si c’est le cas, les autres partis sont en droit, et ont même le devoir, d’aller chasser sur le terrain de l’islamisme démocratique – clairement démocratique !
Auteur : R.S.
Ajouté le : 11-04-2011
Le problème est que, à supposer que l’on soit effectivement en présence de «contorsions» rhétoriques, ces dernières ne sont pas sans risques. Risques de complaisance, par exemple, à l’égard de certains agissements. C’est ce risque qui est dans les esprits en ce moment chez des acteurs politiques qui, jusque-là, observaient à l’égard du parti Ennahdha une sorte de bienveillante neutralité.
A force de vouloir ménager sa base, on finit donc par jeter le trouble et, d’une façon générale, on donne raison à ceux qui cultivent le soupçon selon lequel il y a comme une sorte de fourberie dans la démarche de ce parti. On observe en tout cas que certains partis dits «démocratiques» prennent assez franchement leurs distances à l’égard de ce parti religieux, dont ils n’hésitaient pas à rappeler, il y a peu, qu’ils l’avaient soutenu dans la période sombre de la dictature. De leur point de vue, une certaine timidité dans la façon de se démarquer du phénomène de violence observée chez certains islamistes ne peut être interprétée que de ces deux manières : soit qu’il s’agisse d’une faiblesse politique, une incapacité à assumer dans les moments plus ou moins critiques des choix démocratiques pourtant revendiqués et affichés, soit qu’il s’agisse d’une manœuvre électoraliste qui sait faire taire les exigences de l’esprit démocratique dès lors qu’il est question de s’assurer le maximum de voix pour le jour J… Soit qu’il s’agisse des deux en même temps !
Mais il faut que le parti Ennahdha sache que la parade contre une telle dérive existe. Si, par mauvais calcul, il cède sur le terrain d’un islamisme qui investit courageusement l’option démocratique et qui est prêt à y apporter sa contribution positive, les partis «démocratiques» sont prêts à occuper le terrain et à répondre à tous ceux, parmi nos concitoyens, qui éprouvent le besoin d’affirmer leur héritage islamique sans être disposés à transiger avec les exigences démocratiques. Si l’on en juge par le seul signe de la femme qui porte le voile, il est avéré qu’elles sont présentes dans ces partis-là et que, si cette présence de la sensibilité religieuse existe, elle peut aussi se renforcer dans la période à venir.
Il est certain, toutefois — et il s’agit de ne pas l’oublier — que le parti islamiste doit avoir le souci de marquer sa différence par rapport à ses tentations extrémistes dans un langage qui lui soit propre. Il ne faut pas attendre de lui qu’il condamne les extrémistes dans ses rangs ou en dehors de ses rangs en puisant dans les arguments de la rhétorique existante et qui est d’inspiration laïque ou ultra-laïque. Il est clair que, en tant que mouvement qui se réclame d’une pensée religieuse, et dans la mesure où il y a pour lui une obligation d’être cohérent avec certaines valeurs qui prennent racine dans la prédication islamique, le parti Ennahdha ne peut pas se contenter de pratiquer une politique de condamnation et d’exclusion bruyante. La porte doit, dans cet esprit, rester ouverte pour tous ceux qui seraient disposés à reconsidérer leurs choix et leur conduite politique. Et cela, on peut le comprendre, dicte une approche douce…
Douce, mais ferme ! Or la fermeté est-elle réellement au rendez-vous ? Nous revenons ici au risque évoqué : n’est-il pas possible que, au nom de la nécessaire douceur de l’approche dans la façon de traiter avec les manifestations de l’extrémisme, l’on glisse insensiblement dans une complaisance, puis dans des calculs politiques qui encouragent cette complaisance au point d’en faire une donnée essentielle dans le cadre d’une stratégie de conquête du pouvoir?… Si c’est le cas, les autres partis sont en droit, et ont même le devoir, d’aller chasser sur le terrain de l’islamisme démocratique – clairement démocratique !
Auteur : R.S.
Ajouté le : 11-04-2011
dimanche 10 avril 2011
Transition Démocratique - Bulletin - La politique comme parade musicale
A quelque chose malheur est bon, dit le proverbe. Qui s’applique parfaitement à un aspect important de cette transition démocratique que nous connaissons. Qu’est-ce à dire ? Jusqu’à présent, les partis politiques ont peiné, semble-t-il, à remplir les salles lors des meetings qu’ils ont organisés. Nous parlons de ces partis qui viennent de naître, mais aussi et surtout de ceux qui existent de longue date et qui ont milité, d’une façon ou d’une autre, sous le règne de la dictature. Et comme nous sommes un peuple qui ne manque pas de ressources et que notre révolution est d’abord l’œuvre des jeunes, et qu’elle le reste en grande partie, l’idée a germé que, pour remplir les salles accueillant les réunions politiques, peut-être ne serait-il pas inutile de prévoir quelque chose qui attire la population des jeunes… Or qu’est-ce qui peut rassembler les jeunes et faire en sorte qu’ils ne se lassent pas du discours et de ses longueurs inévitables ? La musique bien sûr ! Voilà donc que, ici ou là, on entend parler de meetings politiques où les tribuns de nos partis se trouvent obligés de partager la vedette avec des chanteurs de rap, de slam ou autre musique hypermoderne… Eh oui, il s’agit de composer avec les contraintes de notre révolution et de ses spécificités !
Un prix à payer pour voir les gradins se garnir et une ambiance animée s’emparer de ces assemblées ? Certes. Cependant, outre que nos partis politiques apprennent ainsi à intégrer la dimension musicale dans leurs discours et à répondre au besoin du Tunisien de vibrer avec sa révolution, et pas seulement de discourir et de discutailler, c’est notre monde musical qui apprend de son côté à s’enraciner dans nos réalités et à acquérir une dimension politique qui lui confère une originalité indéniable.
Mais il y a une autre chose encore qui fait que cette contrainte est, tout compte fait, riche de bénéfices : face à certains partis qui, quoi qu’ils disent, s’appuient sur nos traditions spirituelles pour renforcer leur aura et leur influence sur les consciences, la parade se met en place. Elle consiste à répondre par le génie des jeunes à s’exprimer dans l’élan du rythme et d’un verbe libéré de ses chaînes.
Bref, contre le retour aux valeurs anciennes et à leur nostalgie, le feu d’une musique qui dit oui à l’imagination et à ses audaces, et qui met au défi tous ceux qui se réclament de la liberté de les suivre sur un tel chemin !
Auteur : R.S.
Ajouté le : 10-04-2011
Un prix à payer pour voir les gradins se garnir et une ambiance animée s’emparer de ces assemblées ? Certes. Cependant, outre que nos partis politiques apprennent ainsi à intégrer la dimension musicale dans leurs discours et à répondre au besoin du Tunisien de vibrer avec sa révolution, et pas seulement de discourir et de discutailler, c’est notre monde musical qui apprend de son côté à s’enraciner dans nos réalités et à acquérir une dimension politique qui lui confère une originalité indéniable.
Mais il y a une autre chose encore qui fait que cette contrainte est, tout compte fait, riche de bénéfices : face à certains partis qui, quoi qu’ils disent, s’appuient sur nos traditions spirituelles pour renforcer leur aura et leur influence sur les consciences, la parade se met en place. Elle consiste à répondre par le génie des jeunes à s’exprimer dans l’élan du rythme et d’un verbe libéré de ses chaînes.
Bref, contre le retour aux valeurs anciennes et à leur nostalgie, le feu d’une musique qui dit oui à l’imagination et à ses audaces, et qui met au défi tous ceux qui se réclament de la liberté de les suivre sur un tel chemin !
Auteur : R.S.
Ajouté le : 10-04-2011
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