vendredi 30 décembre 2011

Figures et concepts

Eve, ou la tentation fatale

Eve, ou la tentation fatale
 Voilà une femme qui n’est comme aucune autre : elle n’a ni père, ni mère, ni frère, ni sœur... Elle n’a pas grandi dans les jupons d’une maman, ni joué sous l’œil bienveillant d’une grand-mère. Elle n’a pas attendu le retour d’un papa qui rentrerait de ses travaux pour s’asseoir sur ses genoux, ni connu d’amies pour partager des secrets. Et pour cause : elle n’a pas eu d’enfance ! Elle est née toute achevée, pour ainsi dire, comme la déesse Aphrodite, selon la légende, sortie toute armée de la cuisse de Zeus. Mais elle n’est pas une déesse : c’est une femme, de chair et d’os. Et elle n’est pas née d’une cuisse mais, si l’on en croit le texte de la Genèse, qui s’attarde sur ce détail, de la côte d’Adam, le premier homme. C’est d’ailleurs à ce titre que, dans ce même texte, elle est dite : chair de sa chair et os de ses os ! Les féministes, du moins de culture judéo-chrétienne, apprécient moyennement cet épisode. Il y a là en effet une représentation des choses qui est clairement en décalage avec le principe d’égalité entre homme et femme : « Pourquoi ce ne serait pas Adam qui serait issu d’une côte d’Eve ?», demanderaient-ils volontiers! Quel est le sens de cette précellence, de ce privilège, qui fait dépendre la naissance de la femme, non seulement du corps de l’homme, mais d’une partie modeste : une côte, une simple côte. Nul doute, ajouteraient-ils, que cela a servi à des générations de machistes à asseoir leurs préjugés en s’appuyant sur l’autorité des textes sacrés ? C’est vrai. Mais le même texte, en réalité, n’en vient à ces considérations physiologiques sur la naissance d’Eve qu’après avoir évoqué la création de l’homme, au sens générique, en tant qu’homme et femme : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme ». Ce qui signifie que, toute issue de la côte d’Adam qu’elle est, Eve n’en est pas moins créée « à l’image de Dieu», au même titre exactement qu’Adam. Que veut dire ce mot : « A l’image de Dieu » ? Le passage qui suit comporte un élément de réponse : «Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez». Etre féconds et remplir la terre, cela, les animaux créés juste avant l’homme sont aussi censés le faire. Mais assujettir la terre, non! Or la terre que Eve et son compagnon sont appelés à « assujettir» est un jardin, le jardin d’Eden. S’il s’agit d’un jardin, assujettir ne saurait vouloir dire autre chose que prendre soin, cultiver, et non exploiter d’une façon qui reviendrait à saccager : car alors il n’y aurait plus de jardin. De fait, entretenir un jardin suppose bien qu’il y ait domination : l’homme, Adam et Eve réunis, n’est pas censé vivre sur terre à l’image des bêtes sauvages qui se nourrissent de ce qu’elles trouvent. Sa vocation est de planter et de domestiquer. A ce titre, il bénéficie d’un statut de roi de la création : non que par ce titre il pourrait prendre la place du Créateur, mais il a bien en un sens le rôle éminent d’un « co-créateur», qui fait de lui un être qui n’est pas Dieu mais qui est à son image ! Il s’agit donc pour Eve d’honorer son rôle de reine, et de bonne reine, aux côtés de son compagnon, dans le même sens où le bon jardinier est celui qui, tout en dominant les plantes qui se trouvent dans son jardin, veille à leur développement et à leur épanouissement.
D’autre part, si Eve vient de la côte d’Adam dans ce récit biblique, Adam, lui, vient de la terre ou de la poussière : la règle est donc celle d’une certaine humilité. On ne voit pas comment Adam pourrait se prévaloir de la supériorité de sa propre extraction...

L’arbre de la connaissance

Il reste que, en effet, le récit attribue un rang second à Eve : elle vient après et son existence est comme dérivée de celle de l’homme. D’ailleurs, c’est uniquement suite au constat divin que l’homme s’ennuie sur terre sans compagnie que le projet se fait jour de lui donner naissance à elle aussi. Il convient de signaler pourtant que la lecture du texte de la Genèse donne lieu à une sorte de changement de perspective entre le chapitre où  il est question de la création de l’homme en général et celui où il est question de la naissance d’Eve en particulier. On passe en effet du projet global de création du monde à une optique qui est davantage celle de l’homme, celle d’Adam : sa situation existentielle, sa solitude en premier lieu face au reste des créatures. Ce qui veut dire que, en réalité, Eve a une double naissance, selon la perspective qu’on adopte : comme Adam elle vient de la poussière du point de vue du projet global et, du point de vue de ce qu’elle représente pour Adam, elle est celle qui est issue de sa côte : chair de sa chair, os de ses os ! Ce changement est voulu à cause de la suite, qui comporte des données d’une grande importance sur le destin de l’homme sur terre. Il fallait en effet dire que Eve est une partie du corps d’Adam pour pouvoir exprimer la condition fondamentale de l’homme qui consiste à découvrir que cette chair qui est sienne n’est plus en lui mais en dehors de lui et que, en ce sens, il en est dépourvu. Lui, cette créature d’entre toutes les autres qui est appelée à régner sur la terre, à assujettir tout ce qui s’y trouve, il fait l’épreuve d’une perte qui est celle de sa propre chair. Tout le péril pour lui est alors de déchoir de son rang et d’être lui-même assujetti par le désir de retrouver ce morceau de lui-même qui lui manque. Tout le danger est que, aveuglé par l’urgence de « recoller le morceau », il en oublie la charge qui lui incombe au sein de la création. Eve, en ce sens, fait signe vers ce lieu d’une chute possible pour l’homme... D’une chute, à vrai dire, dans un abîme sans fond, puisque l’opération de réappropriation du « morceau » est vouée à l’échec et que la seule chose que cette entreprise puisse faire, c’est de plonger l’homme dans un état de servitude toujours plus profonde à l’égard de son désir. N’est-elle pas, Eve, celle qui offre à Adam le fruit cueilli de l’arbre dont Dieu avait dit : «Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Dans le récit biblique, c’est suite à cet acte – le « péché originel » — qu’Adam et Eve sont chassés du paradis et livrés à un monde où règne la violence : violence contre la nature pour lui arracher ses fruits par le travail pénible et violence entre les hommes, car la convoitise est désormais présente dans leurs pensées...

Confiance vs désobéissance
C’est du beau travail, est-on tenté de dire! Comme Pandore dans le mythe grec, qui ne peut pas s’empêcher d’ouvrir sa boîte, dont s’échappent tous les maux, Eve ne parvient pas à se défier du serpent qui lui susurre à l’oreille de ne pas tenir compte de l’interdiction divine : «La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. » Le résultat est donc que le couple est chassé du paradis et, aussi, qu’il est livré à la perspective de la mort : «le jour où tu en mangeras, tu mourras» !
Mais, encore une fois, Eve désigne ici le lieu d’une expérience pour l’homme. Il s’agit certes d’une expérience de perte de soi, dans le double sens qu’a ce mot de « perte » : la perte d’une partie ou d’un morceau de soi et la perte de son statut, la déchéance. En quoi cependant le fait de goûter de l’arbre de la connaissance du bien et du mal peut-il être synonyme de déchéance ? Y a-t-il une connaissance qui, au lieu d’élever l’esprit, l’abaisse ? Et si la connaissance en question est celle du bien et du mal, le paradoxe n’est-il pas plus grand encore ? L’explication est la suivante : pour avoir une connaissance du bien et du mal, donc de leur différence, il faut avoir goûté au mal. Sans cette connaissance pratique, pas de possibilité de développer une intelligence de la nature spécifique du bien et de la nature spécifique du mal. Or cette connaissance dépend d’un arbre dont Dieu a interdit de manger du fruit : le faire, c’est désobéir, c’est rompre le lien ténu d’amour et d’allégeance à Dieu, c’est rejoindre d’un coup un espace qui est celui de l’éloignement de Dieu : l’espace du mal. L’arbre de la connaissance du bien et du mal, autrement dit, n’est tel que parce que Dieu a interdit d’en manger le fruit : manger quand même, c’est désobéir, c’est donc faire l’expérience du mal et, par conséquent, acquérir la connaissance de la différence qui existe entre le bien et le mal... Voilà donc ce qu’Adam est tenté de faire et Eve ne l’en empêche pas, au contraire: c’est elle qui le pousse dans cette tentation, dans cette tentative !

La mère d’Abel

Eve est donc présente de deux façons dans l’expérience de la déchéance de l’homme : d’abord en tant que lieu d’un manque vécu dans sa propre chair qui le livre à la loi du désir et, ensuite, en tant que lieu d’une tentation qui consiste à faire le choix d’un acte qui consacre la rupture avec la confiance qui existe auparavant avec Dieu. En fait, offrir à l’homme le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal n’est pas autre chose que le fait d’inciter Adam à s’installer avec elle dans un ordre de relation qui entérine l’oubli de la mission reçue par Dieu... On peut penser ici que toutes les traditions orientales qui consistent à voiler le corps et en particulier le visage de la femme trouvent leur écho dans cette représentation de la femme comme tentatrice de l’homme, incarnée ici par Eve.
Mais il faut préciser rapidement une chose: dans la connaissance du bien et du mal, il y a aussi la connaissance du bien. Nous l’avons dit: sans l’expérience du mal, pas de possibilité de connaître la nature du bien, en tant qu’il est désormais un effort d’arrachement au mal, une lutte contre l’ordre de l’éloignement de Dieu. Et connaître vraiment le bien, c’est nécessairement le vouloir, et donc vouloir s’extirper du mal dans lequel on tombe.
Si Eve est la tentatrice, est-elle aussi la réparatrice, celle qui prend les devants pour pousser Adam, cette fois dans l’autre sens, à reconquérir son statut de roi de la terre et d’être reine à ses côtés ? Rien ne l’empêche. Comme rien n’empêche qu’elle persiste dans son geste tentateur qui installe l’homme dans la déchéance... Eve donna naissance, après sa sortie du paradis, à Caïn et à Abel: quel est, de ces deux enfants, celui dont la conduite avait ses faveurs ? Si c’est Abel, il faut croire que la vocation réparatrice était déjà à l’œuvre dans son âme et que sa propre nostalgie d’être à l’image de Dieu l’a gagnée. Le texte ne précise pas ce point, mais une chose est sûre : sans l’expérience de la tentation, sans Eve qui y a joué un rôle majeur, il n’y aurait pas pour l’homme en général la possibilité d’engager, dans les affres de la violence et de la souffrance, le combat qui consiste à aller à la reconquête de sa propre royauté... Il n’y aurait pas pour l’homme la possibilité d’être humain !
Auteur : Raouf SEDDIK
Ajouté le : 30-12-2011

Editorial

L’opposition en mue

Dès l’annonce des résultats des élections du 23 octobre, et avec le constat de la nette déconvenue des partis progressistes, des voix se sont fait entendre, amères, parmi les militants et les sympathisants de ces partis, reprochant aux dirigeants de ne pas avoir su resserrer les rangs à temps. Pour ces gens, même si la constitution d’une grande formation, qui aurait regroupé les différents partis du courant progressiste, n’aurait peut-être pas suffi pour remporter les élections, elle aurait sans doute contribué à limiter les dégâts.
Cette clameur mêlée de reproches est en train de laisser petit à petit place à des initiatives de rapprochement. Une récente rencontre dans un hôtel de la banlieue nord de Tunis a constitué un pas intéressant dans la direction de la création d’une structure nouvelle qui permettrait à l’avenir d’échapper à cet état de dissémination de l’opposition progressiste. D’ores et déjà, il semble que les discussions aient pris une tournure avancée entre le Parti démocratique progressiste, qui représente la formation la plus importante en nombre d’élus à la Constituante au sein de ce groupe, et le parti Afek Tounes. Avec le Pôle démocratique progressiste, on peut s’attendre à ce que le rapprochement soit une opération plus délicate...
Les impatients, qui se sont d’ailleurs exprimés lors de cette rencontre à travers des slogans, voudraient un seul parti et tout de suite. Et d’aucuns, relançant la clameur aux accents de reproche, s’en prennent aux dirigeants qu’ils accusent, plus ou moins ouvertement, de faire prévaloir les intérêts de leur carrière personnelle au détriment des urgences de l’heure. A quoi on répond cependant que les militants de base ont peut-être leur mot à dire, qu’ils doivent être consultés avant toute décision qui engage le destin du parti... Ce qui est judicieux, mais qui ne doit pas occulter un fait important, à savoir qu’il existe une bataille secrète entre les partis progressistes pour bénéficier d’une position stratégique au sein de la structure à venir. Le PDP, qui est très conscient à la fois de sa place de leader dans le camp progressiste et de son passé militant sous l’ancien régime, n’entend pas se fondre dans un ensemble élargi sans la contrepartie qui consiste à y occuper une place privilégiée. Son action en pointe en tant que parti d’opposition, que ce soit à l’intérieur de l’Assemblée constituante ou en dehors, n’est pas entièrement étrangère à ce souci : elle vise à lui octroyer le profil de la force dominante au sein de cette formation dont nous voyons déjà se dessiner les premiers contours.
Ajouté le : 30-12-2011

mardi 27 décembre 2011

Editorial

Continuité de l’Etat : mission terminée

Avec la prise de fonction, hier, du nouveau gouvernement, c’est une page qui est tournée dans cette histoire du pays dont le chronomètre s’est enclenché avec la révolution. Le témoin étant désormais passé de main en main, l’heure était aussi au bilan. L’équipe menée par M. Béji Caïd Essebsi, démissionnaire depuis plusieurs semaines, était néanmoins demeurée en place pour assurer la continuité de l’Etat. A vrai dire, c’était sa mission essentielle depuis le début, depuis le mois de mars dernier, même si certaines décisions prises engageaient l’avenir. Mais qui a dit que le fait d’assurer la continuité de l’Etat exige que soient repoussées des actions de longue portée, dès lors que ces actions ont pour effet d’arrimer le pays dans son avenir.
Il reste que, comme on l’a maintes fois souligné, le précédent gouvernement n’avait pas de légitimité pour pousser le pays dans telle ou telle orientation générale, pour faire des choix stratégiques et pour mobiliser toutes les énergies possibles autour de ces choix. Ce n’est pas le cas du gouvernement qui vient de prendre ses fonctions même si, dans son cas, le facteur temps représente une contrainte majeure. Car, si les engagements sont respectés, c’est d’une durée d’à peine un an dont dispose la nouvelle équipe au pouvoir pour accomplir sa mission. Elle semble en être d’ailleurs assez consciente puisqu’elle a mis l’accent  sur les priorités. Des priorités autour desquelles la coalition au pouvoir va essayer de déployer tout l’attirail de ses compétences en matière de capacité à répondre aux attentes à caractère d’urgence humanitaire : aide aux victimes de la révolution, soutien aux plus démunis, création d’emploi dans les zones sinistrées... Bref, des priorités dont l’enjeu pour le pays est clair, mais dont l’enjeu électoral est loin d’être absent aussi, et dont on entend bien, parmi les partis de la Troïka, tirer tout le profit possible lors des prochaines échéances. Ce qui signifie que, même limité dans le temps, et même concentré sur des questions d’urgence, le nouveau gouvernement est bien cette fois dans une logique où il engage une politique générale et se met en position d’être jugé sur ses grands choix le moment venu.
Ce n’était absolument pas cette démarche qui prévalait dans le cas du précédent gouvernement. La mission, comme l’a rappelé M. Essebsi lors de la cérémonie d’hier au Palais du gouvernement de la Kasbah, était d’assurer la continuité de l’Etat : une mission remplie, sans trop de casse en fin de compte si l’on considère la zone de turbulence dans laquelle s’est trouvé le pays dans les mois qui ont suivi la révolution... Que ce gouvernement ait su s’en tenir à son rôle, dans la tourmente, est à son honneur. Si la Tunisie peut aujourd’hui se targuer de ne pas avoir connu de rupture majeure dans son devenir, malgré sa révolution, c’est aussi grâce à des hommes et des femmes qui avaient une vision claire de leur tâche.
Ajouté le : 27-12-2011

dimanche 25 décembre 2011

Editorial

Noël et vivre-ensemble

Il est vrai que le style du nouveau président de la République est tel que nous ne sommes pas privés de surprises depuis son investiture. Bien que ses prérogatives soient peu importantes, il exploite à fond la symbolique de la fonction. Ainsi, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait quelque matière à étonnement. Il faut dire que le style du précédent locataire du Palais de Carthage, M. Foued Mbazaâ, était très différent : tout en calme et en pesanteur, pourrait-on dire. Quant à celui qui était là, avant, inutile de revenir dessus.
Mais le geste qui a marqué la journée d’hier est de ceux qu’il convient de relever : M. Marzouki a adressé à la communauté chrétienne de Tunisie, en son nom et au nom du peuple tunisien, les voeux à l’occasion de la fête de Noël. Accompli dans une sollennité inaccoutumée, ce geste constitue un précédent. On peut d’ailleurs s’attendre à ce que ce même geste se reproduise à l’occasion des fêtes importantes de la communauté juive, dont la présence sur la terre de Tunisie est encore plus ancienne que celle de la communauté chrétienne.
Ce n’est pas faire acte d’inopportune allégeance envers la personne du président de la République que de saluer un tel geste, qui ouvre, d’une façon en tout cas plus franche, l’ère d’une coexistence religieuse. On sait que d’aucuns peuvent y voir une manière habile de contrebalancer une présence désormais massive de l’Islam sur la scène politique. Cette interprétation est possible. Mais elle n’empêche pas de considérer que, en tant que telle, la prise en considération des différentes traditions religieuses qui sont représentées chez nous, même à travers des minorités sans grand poids démographique, est un facteur de bonne santé de notre société. Et que cela est bon à prendre, quelles que soient les intentions qu’on veut bien y déceler par derrière.
Le thème de la diversité a longtemps servi d’argument dans la rhétorique de l’ancien régime : mais cette diversité n’avait jamais la possibilité de s’exprimer de façon vivante, c’est-à-dire de telle sorte que les fêtes religieuses des uns et des autres soient rendues visibles, en dehors de toute logique folklorique et démagogique. Le fait que des fêtes aux couleurs disparates, pour ainsi dire, aient désormais droit de cité, en toute simplicité, est donc un fait que nous devons accueillir et encourager, car il constitue pour la société tunisienne un espace de respiration et de vivre-ensemble.

       
  
  
          
Ajouté le : 25-12-2011