Editorial
La bataille des prix
LE 18 mai prochain, et à l’initiative du gouvernement, une conférence nationale aura lieu sur la maîtrise des prix. L’idée est aussi d’associer les médias à ce thème. Il est vrai que le problème a pris la forme d’un mal chronique qui met à mal de façon très sérieuse le pouvoir d’achat du Tunisien. Avec un niveau de revenu globalement inchangé, le renchérissement des produits alimentaires provoque un déséquilibre dans le budget des ménages, déséquilibre qui pousse les plus modestes non seulement à sacrifier des dépenses dans d’autres secteurs comme l’habillement ou les loisirs, mais aussi à restreindre leurs achats alimentaires, avec ce que cela peut entraîner comme risques sanitaires, surtout pour les enfants.
Depuis le temps que l’on évoque le problème, il était temps que la mobilisation s’organise. Et il n’y a pas de doute non plus que le travail de sensibilisation joue un rôle d’une grande importance sur ce terrain. C’est de lui que l’on peut attendre un effet de galvanisation assez large qui touchera indirectement les mesures de contrôle et les mécanismes d’approvisionnement. Car, si utile qu’elle soit, la vigilance du citoyen ne suffit pas bien sûr pour contenir à elle seule la hausse des prix. Elle permet d’orienter le consommateur vers les produits de saison en évitant les autres, de bouder ceux dont les prix sont trop élevés afin d’amener le marché à reconsidérer les prix excessifs qu’il impose, bref de moraliser le marché de différentes manières... Mais l’Etat doit jouer son rôle de son côté pour veiller à l’application de la loi en matière de différence entre prix de gros et prix de détail, pour prévenir les atteintes aux règles de la concurrence... Les anciennes structures professionnelles doivent être réactivées pour apporter quant à elles leur contribution en matière de constitution de stocks de réserve en ce qui concerne les produits alimentaires de base... La bataille doit être menée sur différents fronts, y compris celui de la surveillance des frontières, par où continuent de passer des marchandises, provoquant un manque sur nos marchés.
On peut comprendre que le gouvernement tienne à obtenir un bon niveau d’efficacité en matière de maîtrise des prix, aussi bien pour les produits alimentaires que pour les autres, d’ici jusqu’au mois de Ramadan. Il y a là un impératif à la fois social et politique, étant donné surtout le profil du parti majoritaire. Mais si la mobilisation de l’opinion devait avoir lieu au prix d’une campagne de sensibilisation et de gros moyens médiatiques sans que le citoyen de base n’en voie l’effet sur son porte-monnaie, alors il est à craindre qu’une grave lassitude s’installe : une perspective dont le coût politique pour la Troïka au pouvoir risque d’être aussi élevé que le prix des fruits et des légumes actuellement. Qu’on se le dise !
Depuis le temps que l’on évoque le problème, il était temps que la mobilisation s’organise. Et il n’y a pas de doute non plus que le travail de sensibilisation joue un rôle d’une grande importance sur ce terrain. C’est de lui que l’on peut attendre un effet de galvanisation assez large qui touchera indirectement les mesures de contrôle et les mécanismes d’approvisionnement. Car, si utile qu’elle soit, la vigilance du citoyen ne suffit pas bien sûr pour contenir à elle seule la hausse des prix. Elle permet d’orienter le consommateur vers les produits de saison en évitant les autres, de bouder ceux dont les prix sont trop élevés afin d’amener le marché à reconsidérer les prix excessifs qu’il impose, bref de moraliser le marché de différentes manières... Mais l’Etat doit jouer son rôle de son côté pour veiller à l’application de la loi en matière de différence entre prix de gros et prix de détail, pour prévenir les atteintes aux règles de la concurrence... Les anciennes structures professionnelles doivent être réactivées pour apporter quant à elles leur contribution en matière de constitution de stocks de réserve en ce qui concerne les produits alimentaires de base... La bataille doit être menée sur différents fronts, y compris celui de la surveillance des frontières, par où continuent de passer des marchandises, provoquant un manque sur nos marchés.
On peut comprendre que le gouvernement tienne à obtenir un bon niveau d’efficacité en matière de maîtrise des prix, aussi bien pour les produits alimentaires que pour les autres, d’ici jusqu’au mois de Ramadan. Il y a là un impératif à la fois social et politique, étant donné surtout le profil du parti majoritaire. Mais si la mobilisation de l’opinion devait avoir lieu au prix d’une campagne de sensibilisation et de gros moyens médiatiques sans que le citoyen de base n’en voie l’effet sur son porte-monnaie, alors il est à craindre qu’une grave lassitude s’installe : une perspective dont le coût politique pour la Troïka au pouvoir risque d’être aussi élevé que le prix des fruits et des légumes actuellement. Qu’on se le dise !
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