Editorial
Gageure autour d’une destination
L’UN des grands défis qui attendent le prochain gouvernement est la relance de notre tourisme. On a beaucoup épilogué sur les résultats négatifs du secteur depuis le 14 janvier dernier. Il est assez compréhensible que les visiteurs étrangers soient inquiets à l’idée de passer leurs vacances dans un pays qui vient d’accoucher de sa démocratie et qui n’en a pas fini avec les «soubresauts postnataux». Les derniers en date, à Gafsa et Kasserine, n’étant pas les moins sérieux...
Les campagnes de promotion qui ont eu lieu dans les principaux pays qui constituent le gros de notre marché ont sans doute permis d’atténuer la tendance à la désaffection du touriste, mais pas à l’enrayer, loin s’en faut. Il reste donc que la situation est très préoccupante, d’abord parce que l’emploi dans ce secteur a subi un grave revers et, ensuite, parce que c’est tout un équilibre qui est en jeu, tout un réseau d’activités économiques interdépendantes qui se trouve désorganisé, y compris dans le domaine de l’agriculture et des métiers de l’artisanat.
Le tourisme se pensant en grande partie en termes de «destination», et cette destination étant à son tour, en premier lieu, une question d’image, il est impératif qu’un soin particulier soit apporté à ce niveau. Or le défi est double de ce point de vue, puisque nous n’aurons pas seulement à produire une image qui est celle d’un pays qui est désormais en possession de sa sécurité et de sa sérénité, nous aurons également à produire l’image d’un pays qui, tout en ayant la couleur politique qu’il s’est donnée à travers les urnes — celle d’un pays qui a exprimé son attachement à son identité musulmane — n’en est pas moins capable de préserver sa vocation à l’ouverture sur l’autre et à l’accueil de l’étranger... Une gageure qui est autant économique que politique, mais que le pays est condamné à réaliser... pour son grand bien, en définitive !
Bien sûr, cette bataille de l’image n’est pas la seule à devoir être menée. Notre tourisme continue de souffrir de maux chroniques qui s’appellent diversification du produit, niveau de formation du personnel et qualité du service dans les hôtels. La semaine qui vient devrait être marquée d’ailleurs par la présentation de propositions dans ce domaine, à l’initiative du gouvernement sortant qui, ainsi, fait don à celui qui lui succède d’une «feuille de route».
Espérons que ce tournant saura être bien négocié et que la Tunisie retrouvera toute son attractivité, à laquelle s’ajoutera la lumière de sa liberté.
Les campagnes de promotion qui ont eu lieu dans les principaux pays qui constituent le gros de notre marché ont sans doute permis d’atténuer la tendance à la désaffection du touriste, mais pas à l’enrayer, loin s’en faut. Il reste donc que la situation est très préoccupante, d’abord parce que l’emploi dans ce secteur a subi un grave revers et, ensuite, parce que c’est tout un équilibre qui est en jeu, tout un réseau d’activités économiques interdépendantes qui se trouve désorganisé, y compris dans le domaine de l’agriculture et des métiers de l’artisanat.
Le tourisme se pensant en grande partie en termes de «destination», et cette destination étant à son tour, en premier lieu, une question d’image, il est impératif qu’un soin particulier soit apporté à ce niveau. Or le défi est double de ce point de vue, puisque nous n’aurons pas seulement à produire une image qui est celle d’un pays qui est désormais en possession de sa sécurité et de sa sérénité, nous aurons également à produire l’image d’un pays qui, tout en ayant la couleur politique qu’il s’est donnée à travers les urnes — celle d’un pays qui a exprimé son attachement à son identité musulmane — n’en est pas moins capable de préserver sa vocation à l’ouverture sur l’autre et à l’accueil de l’étranger... Une gageure qui est autant économique que politique, mais que le pays est condamné à réaliser... pour son grand bien, en définitive !
Bien sûr, cette bataille de l’image n’est pas la seule à devoir être menée. Notre tourisme continue de souffrir de maux chroniques qui s’appellent diversification du produit, niveau de formation du personnel et qualité du service dans les hôtels. La semaine qui vient devrait être marquée d’ailleurs par la présentation de propositions dans ce domaine, à l’initiative du gouvernement sortant qui, ainsi, fait don à celui qui lui succède d’une «feuille de route».
Espérons que ce tournant saura être bien négocié et que la Tunisie retrouvera toute son attractivité, à laquelle s’ajoutera la lumière de sa liberté.
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