Editorial
Attente injustifiée
ON se souvient qu’à la fermeture des bureaux de vote au soir du 23 octobre, la physionomie de notre paysage politique avait déjà présenté d’elle-même une image assez claire. Dans la foulée, les tractations avaient été engagées entre les partis ayant reçu le plus de voix et les discussions se sont poursuivies, intenses, pendant tout un mois, puisque la séance inaugurale de l’Assemblée constituante n’a pu se tenir qu’au terme de ces négociations. Il était clair dans les esprits que ce qui a fait l’objet de tous ces échanges portait à la fois sur les grands axes de la politique à mettre en place durant la nouvelle période de transition, sur la répartition des trois postes de présidence, mais aussi sur la composition du gouvernement. Déjà, certains noms circulaient.
On se souvient aussi que l’annonce, finalement, des trois noms correspondant aux trois présidences avait fait l’objet d’un incident médiatique, puisque l’un des membres de la Troïka, Ettakatol pour être plus précis, avait protesté en arguant du fait que l’entente devait nécessairement être globale. Et l’on mettait alors les points sur les i en soulignant qu’on ne devait faire une telle annonce sur les présidences que lorsque l’accord couvrirait l’ensemble des points en négociation, donc la répartition également des portefeuilles ministériels... Cet incident avait d’ailleurs retardé l’annonce officielle. Ce qui, en bonne logique, correspondait aux dernières retouches permettant d’aboutir à cet accord «global».
Pourquoi ce petit rappel historique ? Parce que l’on peut être étonné que, aujourd’hui, alors que M. Hamadi Jebali a été chargé par le nouveau président de la République de former un gouvernement, il semble que l’on soit reparti pour un nouveau round de discussions. Sommes-nous en train d’assister à une reprise des négociations depuis le début? On peut comprendre que, entre-temps, des idées se soient exprimées, des offres se soient manifestées : on peut d’ailleurs imaginer à quel point certaines figures, en dehors même de la coalition, peuvent être tentantes en raison de leurs compétences ou de leur expérience dans le domaine des affaires publiques. Mais, même dans cette hypothèse, et vu l’urgence de la situation du pays, on comprend mal que ces questions n’aient pas été réglées alors que nous approchons doucement du deuxième mois qui nous sépare des élections d’octobre. Car rien n’empêchait que le travail se poursuive autour de cette question en même temps que se réunissait l’Assemblée constituante.
Bref, il est bon que les choses se mettent en place en dehors de tout esprit de précipitation et que la logique des différentes étapes soit respectée. Mais, aujourd’hui, il est évident qu’il n’existe plus de raison valable qui justifie que l’on soit livré à la tergiversation et à l’attente : les négociations préalables sont, encore une fois, censées avoir fait de cette dernière étape une simple formalité. Et le temps écoulé a, en principe, permis d’apporter les ultimes corrections... Alors, que se passe-t-il donc ?
On se souvient aussi que l’annonce, finalement, des trois noms correspondant aux trois présidences avait fait l’objet d’un incident médiatique, puisque l’un des membres de la Troïka, Ettakatol pour être plus précis, avait protesté en arguant du fait que l’entente devait nécessairement être globale. Et l’on mettait alors les points sur les i en soulignant qu’on ne devait faire une telle annonce sur les présidences que lorsque l’accord couvrirait l’ensemble des points en négociation, donc la répartition également des portefeuilles ministériels... Cet incident avait d’ailleurs retardé l’annonce officielle. Ce qui, en bonne logique, correspondait aux dernières retouches permettant d’aboutir à cet accord «global».
Pourquoi ce petit rappel historique ? Parce que l’on peut être étonné que, aujourd’hui, alors que M. Hamadi Jebali a été chargé par le nouveau président de la République de former un gouvernement, il semble que l’on soit reparti pour un nouveau round de discussions. Sommes-nous en train d’assister à une reprise des négociations depuis le début? On peut comprendre que, entre-temps, des idées se soient exprimées, des offres se soient manifestées : on peut d’ailleurs imaginer à quel point certaines figures, en dehors même de la coalition, peuvent être tentantes en raison de leurs compétences ou de leur expérience dans le domaine des affaires publiques. Mais, même dans cette hypothèse, et vu l’urgence de la situation du pays, on comprend mal que ces questions n’aient pas été réglées alors que nous approchons doucement du deuxième mois qui nous sépare des élections d’octobre. Car rien n’empêchait que le travail se poursuive autour de cette question en même temps que se réunissait l’Assemblée constituante.
Bref, il est bon que les choses se mettent en place en dehors de tout esprit de précipitation et que la logique des différentes étapes soit respectée. Mais, aujourd’hui, il est évident qu’il n’existe plus de raison valable qui justifie que l’on soit livré à la tergiversation et à l’attente : les négociations préalables sont, encore une fois, censées avoir fait de cette dernière étape une simple formalité. Et le temps écoulé a, en principe, permis d’apporter les ultimes corrections... Alors, que se passe-t-il donc ?
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