Editorial
Remous dans les partis de la coalition
REVERS de la médaille : les partis invités à prendre part au «festin» du pouvoir, pour y occuper chacun l’une des trois présidences et pour recueillir aussi leur lot de postes ministériels, sont en proie à quelques remous qui font l’actualité. C’est certainement le cas du Congrès pour la République ainsi que d’Ettakatol puisque, pour ce qui est d’Ennahdha, la règle demeure pour l’instant celle de la discipline et de la discrétion. Il faut rappeler, à leur décharge, c’est-à-dire celle des deux premiers partis cités, qu’ils n’ont guère de traditions à leur actif et que les membres qui en forment les rangs n’ont pas entre eux de liens très anciens... Bref, ce sont des partis dont on pourrait dire qu’ils sont «friables» en raison de leur jeunesse ou, en tout cas, de leur état rachitique dans un passé pas si lointain. Le vide au sommet créé à travers la captation de leurs leaders respectifs par des fonctions à caractère national, Ben Jaâfar pour Ettakatol et Marzouki pour le CPR, a donc entraîné les militants dans une situation plus ou moins imprévue, sinon de lutte pour le poste laissé vacant, du moins de contestation de la nouvelle direction.
Dans la foulée, la sélection dans chacun de ces deux partis d’une équipe destinée à occuper des postes ministériels était aussi de nature à entretenir ce climat de rivalité passionnée, non seulement dans les sphères dirigeantes, mais aussi en dehors, dans la mesure où des courants se sont formés maintenant qui gravitent autour de telle ou telle figure plus ou moins éminente. Il faut s’attendre, d’ailleurs, à ce que ces nouveaux départs provoquent un nouveau vide dans l’appareil des partis, avec leurs conséquences en termes de luttes au coude à coude pour combler le vide, mais aussi de défections et de scissions... Car, on le sait bien, ces remous produisent aussi des déçus et des mécontents, dont certains ne sont pas prêts à accepter leur sort.
Est-ce un juste retour des choses que ces partis, ayant fait le choix d’être dans la coalition du pouvoir, aient aujourd’hui à faire face à de telles turbulences en leur sein ? Peut-être bien. De même que la malchance subie par les partis restés dans l’opposition est dans une certaine mesure compensée par le fait que, en ce moment, ils ont l’opportunité de renforcer leurs rangs à la faveur de rapprochements négociés... Mais, sur ce front-là également, les turbulences ne sont pas complètement à exclure. Tant il est vrai que le paysage politique de notre pays, en ce matin de l’ère démocratique, est livré à des transformations au long cours.
Dans la foulée, la sélection dans chacun de ces deux partis d’une équipe destinée à occuper des postes ministériels était aussi de nature à entretenir ce climat de rivalité passionnée, non seulement dans les sphères dirigeantes, mais aussi en dehors, dans la mesure où des courants se sont formés maintenant qui gravitent autour de telle ou telle figure plus ou moins éminente. Il faut s’attendre, d’ailleurs, à ce que ces nouveaux départs provoquent un nouveau vide dans l’appareil des partis, avec leurs conséquences en termes de luttes au coude à coude pour combler le vide, mais aussi de défections et de scissions... Car, on le sait bien, ces remous produisent aussi des déçus et des mécontents, dont certains ne sont pas prêts à accepter leur sort.
Est-ce un juste retour des choses que ces partis, ayant fait le choix d’être dans la coalition du pouvoir, aient aujourd’hui à faire face à de telles turbulences en leur sein ? Peut-être bien. De même que la malchance subie par les partis restés dans l’opposition est dans une certaine mesure compensée par le fait que, en ce moment, ils ont l’opportunité de renforcer leurs rangs à la faveur de rapprochements négociés... Mais, sur ce front-là également, les turbulences ne sont pas complètement à exclure. Tant il est vrai que le paysage politique de notre pays, en ce matin de l’ère démocratique, est livré à des transformations au long cours.
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