vendredi 23 décembre 2011

Formation du gouvernement

La «fuite de la veille»

La «fuite de la veille»
 On s’interroge sur le sens de ces fuites qui, de façon répétée, nous livrent la composition du prochain gouvernement tout en étant accompagnées de la classique mise au point en provenance des ténors de la coalition et en particulier des proches du chef du gouvernement, M. Hamadi Jebali : de telles fuites, rappelle-t-on, ne sont pas fondées et seule est vraie la composition qui fera l’objet de l’annonce officielle... Certes. Mais d’aucuns se demandent si de telles fuites ne sont pas quand même plus ou moins orchestrées pour servir de ballons d’essai. L’autre hypothèse étant plus simplement que l’on peine à s’entendre, aussi bien à l’intérieur des trois partis de la coalition qu’entre eux. En tout état de cause, tout cela est en principe derrière nous, puisque nous attendons pour aujourd’hui cette présentation officielle tant attendue du nouveau gouvernement.
Si, de la première fuite à la seconde, quelques modifications se sont manifestées, dont chacun appréciera les motivations selon ses analyses ou ses spéculations, nous verrons si une nouvelle différence est à constater entre la liste officielle et celle qui nous est livrée par l’ultime fuite, la «fuite de la veille», pour ainsi dire.
D’ores et déjà, il faut relever quelques enseignements de cette dernière fuite, si on la compare à celle qui la précède et qui peut en être, en quelque sorte, une «correction». Premièrement, le nombre des membres du gouvernement passerait de 51 à 41. Mais on signale en même temps que quatre autres personnes pourraient être des ministres conseillers auprès du chef du gouvernement, sans avoir le droit de sièger au conseil des ministres. Ce qui, si on devait les compter malgré tout, relèverait le nombre total des ministres et des secrétaires d’Etat à... 45: un chiffre qui est finalement assez proche du précédent. Deuxièmement, on assiste à la suppression de ce «gouvernement dans le gouvernement» constitué auparavant de 7 ministres délégués et de 3 ministres conseillers, tous rassemblés autour du chef du gouvernement. Troisièmement, des noms comme Tarek Dhiab ou Moncef Ben Salem, respectivement au ministère de la Jeunesse et des Sports et au ministère de l’Enseignement supérieur, seraient maintenus malgré des contestations qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux et en dehors...
Auteur : R.S.
Ajouté le : 22-12-2011

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